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La PATIENCE que l'on apprend en jardinant...

  • 26 mars
  • 7 min de lecture


Cultiver la patience, un bienfait pour Soi


La Patience, qualité ou compétence ?

Je dirais les deux. On peut l'acquérir, mais elle est aussi innée. On naît patient quand son système nerveux central est équilibré entre le parasympathique qui rend calme, et l'orthosympathique qui "veille" en alerte.

La patience innée vient d'une souplesse mentale qui permet d'osciller entre les 2 branches du système nerveux.


La souplesse mentale permet de s'adapter à une situation. Si il y a un accident, ca ne sert à rien de patienter.

Si on est sûr de ne pas s'entendre avec une personne sur un sujet, s'armer de patience est inutile.

Si vous êtes de ceux qui montez dans les tours au quart de tour, êtes angoissé sans en être conscient, vivez dans la peur sans le sentir, vous pourriez travailler l'équilibrage de votre système nerveux.


Sommes nous plus impatients aujourd'hui que nos grands parents ?

Oui, avec le concept de plaisir ici et maintenant né après la 2de guerre, accentué par les technologies, internet, elle manque cruellement à nos enfants et jeunes. Aujourd’hui, lorsque des jeunes regardent leur téléphone en se demandant pourquoi ce message n’arrive pas, ils incarnent ce constat : on veut tout, tout de suite.

La passivité devant les écrans court-circuite le neurotransmetteur appelé Gaba, qui permet de ralentir l'activité nerveuse, de fait on reste coincé en mode ortosympathique ( stress ). Ca vous parle aussi ?


Pourtant, cultiver la patience ne veut pas dire se résigner ou se laisser gagner par la frustration ; c’est plutôt l’art subtil d’apprendre à vivre avec l’attente.


Ce processus s’apparente à un entraînement du savoir être, une manière d’apprendre à se poser, à gérer le stress, à calmer son équilibre intérieur. La patience n’est donc pas une faiblesse, mais une forme d'attente dans laquelle on accepte que des expériences ou des résultats prennent du temps. Pour cela, il faut comprendre comment fonctionne cette impulsion d’impatience.

L’impatience naît souvent d’une double injonction : la peur de perdre le contrôle et l’illusion que le temps peut être court-circuité. Pourtant, la patience & sagesse se nourrissent de la conscience du moment présent, ces petites secondes oubliées qui, mises bout à bout, composent une vie. C’est un défi de taille de renouer avec cette temporalité profonde, surtout pour ceux qui vivent à cent à l’heure – un cas fréquent, intense loin d'être rare. Le numérique, loin d’apaiser, nourrit cette hyperactivité mentale.


Cultiver la patience, c’est retrouver une attente positive, une forme d’espoir tranquille, attendre en confiance sans se consumer inutilement.

  • La patience comme capacité à accueillir l’incertitude.

  • L’importance de recentrer l’attention sur le moment présent plutôt que sur le futur.

  • La patience comme un exercice de maîtrise de soi, de sagesse émotionnelle.

  • Le rejet du constat que l’attente est une perte de temps inutile.

Une bonne entrée en matière pour commencer à intégrer cette valeur essentielle, souvent mal comprise ou oubliée.


Comment Cultiver la Patience avec les Attentes Quotidiennes

Sortir du cercle infernal de l’impatience dans les moments du quotidien, ça se travaille. Prenez l’exemple classique du retard : rendez-vous avec une amie, médecin ou entretien professionnel. L’agacement est presque un réflexe ; pourtant, on peut l’apprendre, ce fameux calme qui transforme l’attente en cultiver la sérénité.


Une astuce fondamentale est d’être prêt à attendre. Avant de partir, on s’autorise mentalement à accepter que l’autre puisse avoir un retard. Cette préparation mentale agit comme un bouclier apaisant face au stress du retard. Être en paix avec l’idée que le temps s’étire évite la montée de la frustration.

Vous connaissez cette mauvaise habitude : le regard sans cesse rivé sur la montre, comptant chaque minute qui passe ? C’est le bon raccourci vers le stress. Apprendre à lâcher prise, à ne plus regarder l’horloge, suffit à réduire la tension. Respirer profondément, s’ancrer dans son souffle, voilà des gestes puissants, ultra simples mais redoutablement efficaces.


Autre technique-clé : trouver des activités pour occuper le temps. Le cerveau s’ennuie et s’irrite s’il n’a rien à faire.

Notre système nerveux monte dans les tours, anticipez avec un bon livre, des jeux, du dessin, en écoutant de la musique, ou la parfaite cohérence cardiaque ;)



La patience, clé du succès en jardinage



Le jardinage, un apprentissage constant

Jardiner nécessite d’apprendre à écouter et à respecter la nature. L’attente est inévitable : les graines mettent du temps à germer, les plantes à pousser, les fleurs à s’épanouir. Chaque étape du processus est une leçon de patience, où précipitation et précaution vont de pair. Savoir attendre le moment idéal pour planter ou récolter est une compétence cruciale à développer. La nature ne se presse jamais, elle avance à son propre rythme.


Les cycles naturels comme guide

Le jardinage suit les cycles saisonniers, ceux-ci dictant le moment propice pour chaque activité. Que ce soit pour planter des bulbes de tulipes à l’automne ou préparer le sol aux printemps, chaque action dépend de la patience et de l’anticipation des conditions climatiques pourtant imprévisibles. Adaptation et flexibilité sont les meilleures alliées des jardiniers dans ce contexte.

Cette compréhension fondamentale du lien entre patience et réussite en jardinage ouvre la voie à l’exploration des bienfaits personnels de cet engagement long terme.


Les bienfaits de la patience pour la santé mentale


Un espace de tranquillité d’esprit

Travailler dans un jardin offre un répit bienvenu face aux sollicitations incessantes de la vie moderne. En s’adonnant à une activité demandant patience et attention, les jardiniers voient leur stress diminuer. Le jardin devient un havre, où l’esprit se régénère naturellement à travers des gestes simples mais significatifs.


Des bénéfices psychologiques durables

La récurrence des tâches jardinières favorise la méditation et la pleine conscience. L’observation attentive de la croissance des plantes encourage la contemplation et la sérénité. Ces moments de retour à soi aident à gérer l’anxiété, tout en améliorant la concentration et en augmentant la satisfaction personnelle. Le lien entre jardinage et mental se renforce alors, démontrant que la patience n’est pas qu’un moyen mais une fin en soi.


Cultiver la patience en famille grâce au jardinage


Une activité éducative et partagée

Impliquer les enfants dans le jardinage est une façon ludique et éducative de leur enseigner la patience. Planter une graine, attendre sa germination, suivre la lente transformation de la pousse en plante leur montre que le temps est un allié. Cette patience se développe par l’anticipation des étapes futures et renforce la cohésion familiale autour d’un objectif commun.


Des valeurs transmises à travers les générations

Jardiner ensemble permet non seulement de renforcer les liens familiaux mais aussi de transmettre des valeurs essentielles telles que la responsabilité et la persévérance. Les moments passés au jardin deviennent des souvenirs partagés, renforçant le patrimoine familial. Les enfants observent et imitent les adultes, apprenant la valeur de l’effort et du temps consacré à une tâche.

Fort de ces relations consolidées, le jardinage a également un impact certain sur la gestion du stress quotidien. Examinons comment il opère cette magie.


Conférence sur "les Bienfaits de la nature sur la santé" . Nous contacter pour plus d'infos.
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Le jardinage, un remède contre le stress quotidien


Un moyen efficace de déconnexion

Le jardinage oblige à ralentir et à se déconnecter des pressions constantes de la vie contemporaine. Loin des écrans et des notifications incessantes, le jardin offre un espace où le temps semble s’étioler. Cela permet une réelle coupure avec le rythme effréné de la vie professionnelle et sociale, favorisant un retour à un état mental apaisé.


Intégrer le jardinage à son quotidien

Il est possible de faire du jardinage une partie intégrante de sa routine, même avec un emploi du temps chargé. Quelques minutes passées à s’occuper des plantes suffisent souvent à fournir le répit nécessaire pour affronter le stress. Cette discipline simple mais efficace initie les individus à un mode de vie plus serein, rendu possible grâce à la patience incorporée dans chaque geste de jardinier.

En prenant l’habitude d’accorder du temps à ses cultures, il devient possible de s’enraciner dans une ambiance plus sereine, et de se préparer à la récompense ultime : consommer sa propre récolte.


L’art d’attendre : consommer sa propre culture

Une attente gratifiante

Rien ne vaut le plaisir de déguster les fruits de son propre labeur. La patience investie tout au long du processus de culture se trouve récompensée dans chaque bouchée. L’attente rend chaque légume récolté plus savoureux, chaque fruit plus alléchant. Cette gratification personnelle motive à renouveler l’expérience saison après saison, augmentant le plaisir et la satisfaction liées au jardinage.


L’hortithérapie : quand la patience devient thérapeutique


Une approche innovante

L’hortithérapie, ou thérapie par le jardinage, utilise les bienfaits du jardinage pour améliorer le bien-être mental et physique des individus. En exploitant les vertus de la patience inhérente à cette activité, cette méthode offre un soutien psychologique important. Elle aide les personnes à sortir de l’isolement et encourage le développement personnel dans un cadre naturel et redonne confiance.


Témoignage de Nolwenn au jardin de l'association Cécile Etoile où j'ai animé des ateliers jardiniers


Les résidents des établissements bénéficiaires

Dans les maisons de retraite ou les centres de réhabilitation, l’hortithérapie se révèle particulièrement efficace. Les résidents s’investissent dans une activité tangible, leur permettant de retrouver un sentiment d’accomplissement et d’autonomie souvent perdu. La patience requise dans le jardinage devient un moyen thérapeutique reconnu pour améliorer le moral et la qualité de vie des participants.

En somme, le jardinage ne se contente pas d’exiger de la patience ; il la transforme en un outil puissant pour la santé et le bien-être.

La patience est donc, au-delà d’une vertu, une exigence du jardinage. Chaque attente est une promesse de récompense qui, loin de se résumer à une récolte fructueuse, embellit la vie à travers le calme et la sagesse qu’elle inculque. Transformer la patience en atout grâce au jardinage est possible pour quiconque accepte de ralentir et de se reconnecter à la nature et à soi-même. Cette pratique est accessible à tous ceux qui souhaitent enrichir leur vie en colorant leur quotidien de paix et de pleine conscience.


Tous dehors pour notre bien être et cultiver nos vertus !






 
 
 

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