top of page

Pénicilline ... Un Champignon mignon

Vous connaissez les antibiotiques naturels ? Saviez-vous que depuis l'antiquité , on utilise les moississures pour traiter des infections ?

Un héritage lointain de nos ancêtres chasseurs cueilleurs qui faisaient de l'antibiothérapie sans le savoir.

Le premier biologiste à avoir mentionné les effets de Penicillium fut Ernest Duchesne (1874-1913), médecin des armées françaises. En 1928 à Londres, Alexander Fleming remarque au retour de vacances un halo autour d'une moisissure bleu-vert qui a contaminé une culture de staphylocoque. Il en conclut que la moisissure produite inhibe la croissance bactérienne. Il cultive alors cette moisissure et l'identifie comme étant un Penicillium notatum. Avec l'aide d'un chimiste, il concentre la substance antibactérienne qu'il nommera "pénicilline".

C'est après la seconde guerre que la pénicilline de synthèse est fabriquée.

Les pénicillines sont bactéricides, c'est-à-dire qu'elles tuent les bactéries.

On les appelle aussi agents anti-infectieux.

Une fois administrées, elles se diffusent très rapidement dans l'organisme mais sont aussi vite éliminées par les reins.

Penicillium est connu pour être la moisissure bleu-vert que l'on retrouve sur le pain ou les fruits moisis ainsi que sur certains fromages. L'élaboration du roquefort requiert par exemple l'utilisation de Penicillium roquefortii, à l'origine des moisissures bleu verdâtre de ce fromage !

Même si la découverte des antibiotiques est loin d’avoir permis de contrôler l’ensemble des maladies infectieuses dues à des bactéries (sans parler des maladies virales et parasitaires contre lesquelles les antibiotiques sont sans efficacité), elle a cependant constitué une véritable révolution thérapeutique et a permis de sauver des millions de vies.

En parallèle, c'est l'hygiène qui a contribué à faire reculer de nombreuses maladies infectieuses. La Chine a pu réduire de 90% le nombre de décès par tétanos néonatal grâce à la stratégie des « 3 P » : propreté des mains, propreté du cordon, propreté de la table d’accouchement.

Hélas ce n’est pas l’éducation à l’hygiène mais les campagnes de vaccination que les autorités mondiales ont privilégiées.

Ces antibiotiques de synthèse sont maintenant de plus en plus inopérants par leur absorption massive et ne luttent plus efficacement contre les virus. Les animaux d'élevage en sont gavés dès leur naissance pour survivre. Nous en consommons d'autant plus que nous mangeons leur viande ou leurs oeufs qui en contiennent. Objectivement ces antibiotiques rejetés dans les eaux grises le sont avec d'autres médicaments, molécules chimiques diverses et variées et toujours présents après retraitement des eaux puis remises en circuit ...

Un cercle vicieux que l'on peut enrayer en ayant une immunité renforcée par une alimentation saine et équilibrée , et bien sûr manger des antibiotiques chimiques quand c'est vraiment nécessaire. Votre médecin vous éclairera sur le sujet.

PAR TAGS :
bottom of page